Bali , plus qu?un voyage une rencontre !
  

Bali , plus qu?un voyage une rencontre !

Ubud, Indonésie le 22/08/2010

 

Pourquoi ce trip à Bali alors que je suis censé faire un an en Australie ? J’avais besoin de vacances ! Oui cette idée peut paraître incongrue d’avoir envie de vacances alors que beaucoup considèrent déjà ce voyage comme des vacances. Mais l’Australie, ce n’est pas l’eldorado non plus surtout lorsque l’on fait parti de cette (trop) grande famille des backpackers. A l’instar d’une tortue, on vit avec sa maison sur le dos, pas d’adresse fixe, se priver souvent par soucis d’économies, partager sa chambre avec 3 à 9 personnes, parfois même plus et forcément avec les aléas qui vont avec : ronflements, parties de jambes en l’air trop bruyantes, préservatif usagé près de l’oreiller, roomates bourrés, réveils impromptus dans la nuit  et j’en passe constituent le lot de tout backpacker plus ou moins chanceux.

Au-delà de ces petits problèmes qui avouons-le après avoir relativisé ne sont pas bien gênants par rapport à la chance de pouvoir être à l’autre bout du monde, demeure un manque. Quelque chose qui inconsciemment nous fait gravement défaut en ce pays d’Oz : le dépaysement.

C’est bête logiquement être à l’autre bout du monde devrait suffire pour être dépaysé mais ce n’est pas le cas. L’Australie demeure un pays récent et largement influencé par la culture anglosaxonne et plus largement, la culture occidentale. Du coup le dépaysement ne se fait pas totalement car nous retrouvons de nombreux repères liés à notre pays.

C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai fait ce trip d’un mois à Bali. Rencontré une nouvelle culture, une nouvelle religion, une nouvelle architecture, une nouvelle gastronomie en bref, m’enrichir et prendre plus amplement conscience de ma place dans le monde qui ne s’arrête pas à l’occident.

Et autant vous dire que je n’ai pas été déçu. Beaucoup de français voient en Bali, une destination en vogue, une destination pas chère, où il fait bon lézarder sur un transat au bord de la piscine de son hôtel donnant sur la plage. Mais si l’on est un minimum curieux et que l’on sort des sentiers battus, Bali a bien plus à offrir.

Life is an offering

Sous cette phrase qui semble anodine, se cache une vraie philosophie. La première chose qui nous marque à Bali, le sourire et la générosité des gens. Ils sont toujours là pour vous aider à trouver un hôtel, votre route, toujours l’envie de savoir d’où vous venez, combien de temps vous restez à Bali, bref toujours près à échanger et partager avec vous un peu de temps.

La générosité des Balinais se traduit aussi par leur religion. A majorité, Hindouistes et Musulmans  (ainsi que quelques bouddhistes), ils ont pour tradition de faire, tout au long de la journée, des offrandes pour leurs dieux (Shiva et Ganesh pour les plus important),afin qu’ils leur apportent prospérité et sérénité dans leur foyer. Il est donc pas surprenant en fin de journée de voir dans les rues des dizaines et des dizaines de petits paniers en feuille avec souvent des pétales, des biscuits, des pièces, et de l’encens.

C’est ce qui m’a touché le plus de voir ces personnes qui n’ont pourtant pas grandchose et qui ont quand même le sourire et tellement à offrir. Nous sommes bien loin de la mentalité française qui a pour coutume de se plaindre en permanence pour un rien. Ici, leur seule richesse se résume à un scooter ou une voiture pour les plus riches. L’école étant payante, tout comme l’hôpital, ils ne cèdent pas à cette fuite en avant matérialiste où seul le besoin de posséder quelque chose compte. Ici, ils se contentent de ce qu’ils ont et vive sereinement. Ce ne serait pas finalement la définition du bonheur ? Se contenter de ce que l’on a et des petits plaisirs que la vie nous offre.

Zen, restons zen !

Au-delà de l’effervescence et du chaos de Kuta, il se dégage à Bali une certaine forme de sérénité à condition de sortir du circuit touristique. Le meilleur moyen pour cela ? Se louer un scooter et ne pas hésiter à se perdre dans « l’outback » balinais. Et c’est comme cela que l’on découvre les contrées verdoyantes où les rizières (modèle d’ingéniosité agricole)  se découvrent à vous. Où les petits bouibouis vous remplissent le ventre de mie goreng (nouilles fries) ou nasi goreng (riz fris) pour quelques roupis. Où les temples majestueux vous offrent tout le calme et la sérénité dont vous ave besoin. Où le volcan, imposant, se dessine dans la brume des montages. Où les enfants, rentrant de l’école à pieds, vous saluent toujours le sourire aux lèvres.

Qui veut gagner des millions ?

Pour la première fois de ma vie, je peux dire que j’ai été millionnaire ! Un dollar australien valant 8000 roupi, on devient rapidement Millionnaire à Bali. Du coup, vous ne serez jamais regardé de haut en entrant dans un grand hôtel ou restaurant. Ici, les rapports de valeurs sont bouleversés. Que vous soyez en en maillot de bain et tongs ou en costard vous pouvez vous payer un bon restaurant ou une belle chambre. Ce qui est étonnant, pouvoir visiter comme l’on veut, les grands hôtels, les beaux restaurants sans pour autant consommer. Les Balinais sont tellement fiers de ce qu’ils ont à offrir qu’ils seront ravis de vous montrer l’hôtel ou le restaurant dans lequel ils travaillent. Il est impensable de pouvoir faire cela en France sans se sentir gêné ou dévisagé.

Voilou donc le premier chapitre de ce trip balinais qui m’aura bouleversé par la générosité des gens, la beauté et la diversité de l’île, ce rapport à la religion très fort mais aussi très simple. Toutes ces choses qui m’ont apportées ce qui me manquait en Australie, le dépaysement et l’apport personnel que j’en tire. Next chapitre, un petit descriptif des différentes villes visitées pendant ce mois sous le soleil de Bali !

- JC -

 

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